En adhérant à l'Euro, la Grèce s'est engagée à maîtriser son déficit public. D'ailleurs, avec ou sans Euro, quoi de plus vertueux que de maîtriser son déficit public ?

Or, les dirigeants élus par le peuple grec souverain, n'ont pas respecté cet engagement. Aussi l'état grec dépensait-il plus que les recettes des impôts.

Il est certain que des candidats aux élections parlementaires mettaient en garde le peuple grec des risques liés aux déficits publics, de la nécessité de réformer l'état. Or, dire la vérité est un grave défaut en politique. C'est vrai, le peuple n'aime pas qu'on lui dise la vérité. La preuve ? Ces gens n'ont pas été élus.

Les grecs ont préféré élire des couards. Par couardise ?

« Ouf ! Ils ne toucheront pas à nos retraites »

« Pas question de remettre en cause nos 14 mois de salaire, ni notre logement de fonction cossu, c'est un acquis. »

« Ils n'oseront pas toucher aux niches fiscales, tant mieux ! »

Et puis le déficit, cela n'empêche pas de vivre, les banques, les fonds d'investissements sont là pour payer tout ce petit confort ! Et voilà que des méchantes agences de notation ont dit (trop tardivement d'ailleurs) : « attention, il y a dérive, la Grèce pourrait ne pas avoir la capacité à rembourser ! ».

Quoi de plus normal, alors que d'hésiter à prêter, ou bien à un taux plus élevé, pour prendre en compte le risque. Ouh ! Les vilains égoïstes qui ne veulent pas prêter. En jargon politiquement correct, on appelle cela une attaque. Et patatras ! Tout part en vrille !

Ceux qui disculpent le peuple grec de cette crise, ont peut être raison. Mais alors, si le peuple grec n'est pas responsable, il vote de manière irresponsable ! Cela ne remet-il pas en cause le suffrage universel ?

Peut-être tout simplement que les gens ne votent pas en connaissance de cause ? Peut-être même qu'ils n'ont pas le niveau pour comprendre le monde qui les entoure ? Tiens tiens... voici une approche qui pourrait introduire un prochain article...

AXSMX