A ses origines L'ÉCLAT défendait les thèses gaullistes dans le cadre républicain et démocratique (à travers notamment Nicolas Dupont-Aignan). Le blog avait initialement vocation à accueillir les écrits d'autres contributeurs.

Mes articles étaient sans nuance dans la dénonciation, parfois brutaux. Mais pourtant, à leur relecture, j'ai toujours eu un sentiment de frustration sur ce qu'il fallait opposer à ce que je dénonçais. Mon opposition systématique à la bien-pensance me renvoyait toujours, malgré moi, vers les extrèmes.

Ce n'était que le symptôme d'un profond désarroi, politique, culturel et personnel. Une incompréhension générale du monde qui m'entourait, des gens, de la culture de l'économie, de la spiritualité. Et ce désarroi qui ne datait pas d'hier se manifestait par un tourment intérieur permanent, des interrogations sans fin.

Je me suis profondément remis en cause.

De formation scientifique, j'ai commencé à m'intéresser à l'histoire de façon plus précise, au XIXème siècle notamment, dont je n'avais que les notions inculquées dans ma jeunesse. En effet, les programmes scolaires républicains ont toujours su habilement éluder l'enseignement de ce siècle. J'ai lu des biographies historiques de personnages importants. Et j'y ai découvert avec surprise que les personnages mythiques de l'histoire de France, admirés de tous, étaient en réalité, pour la plupart, de vulgaires ambitieux, assoiffés de pouvoir, à la limite de l'incompétence [1]. Premières interrogations.

Je m'intéresse aussi à des auteurs comme Freud ou Claude Levi-Strauss, qui m'ont ouvert les portes de la connaissance de l'Homme Vrai, en tant qu'être moral et spirituel. Puis je tombe par hasard sur un opuscule [2] rédigé par Tchalaï Unger, journaliste, traductrice, chamane, tarologue, qui m'apprend à discerner le tangible de l'intangible, à lire et dé-lire ou encore la différence entre libération et délivrance.

Je lis Nabe, et surtout je découvre Céline et son chef d'oeuvre Voyage au bout de la nuit, qui m'ouvre les yeux sur mon propre "voyage".

Et puis par hasard je découvre les écrits de M-G. Micberth, et notamment la charte de la Nouvelle Droite Française [3]. Le caractère profondément radical des objectifs de ce mouvement [4], et la noblesse du dessein qu'il s'assigne provoquent en moi d'abord un choc violent - quelque chose de vif et instantané, un peu douloureux - puis un soulagement, un apaisement intellectuel.

J'avais "tué le père" aurait dit Freud, c'est à dire le carcan christiano-républicano-démocratiste dans lequel je vivais. Je me retrouvais moi, enfin, le vrai Moi, libre.

Oui, ce travail personnel, intense et violent, a été pour moi une forme d'aboutissement, une délivrance, mon système de valeurs était enfin en accord avec moi-même. Et je vous jure que cela change la vie, intime, professionnelle. Je vois le monde autrement. J'ai un sentiment de liberté et de puissance.

L'ÉCLAT a depuis lors évolué dans une expression personnelle des thèses de l'anarchisme de doite, aussi dénommé "aristocratisme libertaire", tout en conservant l'acuité de ses regards sur l'actualité.

Il ne s'agit d'ailleurs pas d'une évolution, mais d'un aboutissement à la fois politique et spirituel.

J'ignore si seuls les esprits supérieurs peuvent se retrouver dans cette pensée qui ne révèle que des évidences. L'anarcho-droitisme est d'ailleurs peu étudié car mal compris. Difficile pour un esprit non préparé d'affronter des idées qui font du refus [5] de la République, de la Démocratie et de l'Égalité une nécessité absolue.

Maintenant, peut-être qu'avec L'ÉCLAT je pourrai toucher l'esprit fort qui sommeille en vous.

Notes

[1] Étrangement, seuls Talleyrand (de la merde dans un bas de soie, certes, mais quel talent !) et Louis-Philippe (pourtant l'un des rares à pouvoir se prévaloir du mépris républicain) trouvent grâce à mes yeux.

[2] Le tarot, pourquoi, comment, jusqu'où ? Éd. Grimaud.

[3] Je vous conseille aussi de lire 10 ans après, Révolution droitiste M-G. Micberth et F. Richard (Éd. Res Universis)

[4] La Nouvelle Droite Française a disparu il y a 25 ans

[5] et même de la destruction...